"Belle éthique esthétique, mais que guette un bien aride perfectionnisme...?"

commentaire de Clarinesse à propos de la citation de St Exupery du 28 septembre 08

En préambule à cette tentative de réponse, il me semble que pour s'approprier cette pensée (et non pour en débattre philosophiquement) il faut adhérer au postulat de perfectibilité. Ce qui ne va pas de soi au regard du piétinement de l'humanité concernant les violences, les fanatismes et autres réjouissances en tous genres. Mais pour qui, et de nature optimiste, le monde se regarde par l'ensemble de ses progrès, la nature a doté le genre humain d'un atout particulier : la possibilité de s'améliorer. Et c'est en cela qu'il est supposé contribuer à l'amélioration de son environnement.

Rousseau en parla fort bien quand il exposa sa théorie qui situe le perfectionnement comme étant la distinction première entre l'animal et l'homme. Le premier est et restera jusqu'à sa mort semblable à lui-même tandis que le second en constante évolution pourra (car rien n'est assuré, il doit le vouloir) sublimer son être et dépasser ses limites.

Clarinesse a raison, le travail de perfectionnement est certainement très aride d'autant plus que le but parait s'éloigner au fur et à meure qu'on avance. Encore que nous ne devions pas confondre perfectibilité et perfectionnisme ! Mais ce n'est pas la finalité, en tant que telle, que vise le travailleur laborieux, non il n'a ni assez d'orgueil ni assez de présomption pour prétendre atteindre la perfection ! C'est chaque jour, remettant sa tache sur le chantier qu'il s'offre la joie d'y voir les marques de progression. Se perfectionner c'est peut être s'assurer de conquérir et non de guetter un peu de bonheur et de satisfaction. Lesquels n'auraient aucun sens s'ils n'étaient faits pour être partagés.

Catel