L'Ecritoire

31 décembre 2008

Une longue absence

Pendant laquelle les jours se sont enchaînés, et moi, prise dans leurs maillons n'ai su me libérer.

A plusieurs reprises j'ai ouvert la page, voulu écrire le mot "Fin" ou la phrase "Ce n'est qu'un au revoir"...Me disant que négliger cet espace c'était un peu me trahir, vous trahir !

Et je n'ai pas pu ! Comme on peine à quitter un ami cher, comme on se retourne sans cesse pour ne pas perdre des yeux, du coeur, l'être aimé dont on s'éloigne. Je n'ai pas pu et je suis là encore ce soir, heureuse pour un filet de secondes à vous dire merci pour tout ce temps de partage.

L'an neuf, qui pour une fois porte bien son nom, sera à la fois ce que nous en ferons et ce qu'il voudra de nous.

Le passage nous offre l'envie, le courage de prendre son élan et d'aller vers de nouveaux projets. Je vous les souhaite nombreux réalisés dans la joie, la paix et l'amour. Alors sans doute, sûrement, à l'année prochaine.

Catel

458

Posté par CATEL à 19:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


29 novembre 2008

« Le caractère d'un homme fait son destin. »
Démocrite

lune_craonne_france_1028406089_1205587


Posté par CATEL à 09:24 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

11 novembre 2008

Cesare_PaveseCesare Pavese

Parfois l'âme errante je m'en remets au hasard, à moins que celui là ne soit en fait que coïncidence ou rencontre fortuite...C'est donc autant pour le provoquer que pour le destituer qu'en fermant les yeux j'extorque de l'étagère un de ces petits soldats, debout et dormant à pages fermées. Comme l'on tire les cartes d'un tarot ou l'on jette en l'air la pièce de monnaie je palpe la tranche du livre, sans savoir qui il est, d'où il vient, je feuillette les pages qui glissent sous mes doigts et ouvre brutalement, parcequ'il faut bien se décider. Alors je m'octroie le droit de regarder : "Le métier de vivre" 8 novembre 1938...............Cesare Pavese 1908 - 1950

"On ne peut connaître son propre style et l'utiliser. On utlise toujours un style pré-existant, mais d'une façon instinctive qui en forme un autre qui est actuel. On ne connaît son style présent que quand il est passé et définitif et que l'on se retourne pour l'examiner en l'interprétant, c'est à dire en se rendant compte comment il est fait. Ce que nous sommes en train d'écrire est toujours aveugle.....Ecrire c'est consommer ses mauvais styles en les utilisant. Revenir sur ce qui est déja écrit est dangereux, des choses différentes peuvent se juxtaposer....Le jour viendra où nous aurons mis en lumière tout notre mystère et alors nous ne saurons plus écrire, c'est à dire inventer un style".

Ainsi défier l'inconnu ou ce que d'aucuns nomment le hasard c'est pour moi à chaque fois faire la preuve de son paradoxe. Pourquoi cet auteur , à cet instant, ? Juste celui où je doutais de l'utilité d'écrire ! Quelle curiosité que d'interpeller, donc de faire naître, ce en quoi on ne croit pas pour en démontrer l'inexistence...Vérification par l'absurde d'une réponse apportée malgré soi à un moment d'interrogation personnelle. Confirmation intime de ma conviction profonde qui voit dans toutes choses des liens invisibles, nécessaires à la cohésion du monde.

Catel


Posté par CATEL à 14:48 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 novembre 2008

Salon du chocolat

L'automne tombe feuille à feuille sur les trottoirs glissants alors que le vent fraîchit sous le ciel lourd et sombre de novembre. L'emblème de cette saison est une couleur, le marron, décliné depuis l'orange flamboyant jusqu'à l'ébène des arbres dont l'écorce nue se propose aux passants. L'automne, un arc en ciel monochrome en camaïeu de bruns enflammés et de braises noircissantes qui tous les ans arbore ses tenues éphémères aux reflets chocolat. Lequel, en prémisse à Noël, se met dans tous ses états au Salon qui lui est consacré.  L'oeuvre est d'art, le chocolat sous la presse gonfle ses tablettes et l'Artiste, sculpteur chocolatier, imagine un monde onirique qui séduit tout autant les papilles que les pupilles. La création est sans limite et tout est ravissement, émerveillement de saveurs et senteurs mélangées. Petits choux, bijoux...à genoux devant ces perles noires et cirées ou cette exposition de lutins métaphoriques comme bondissant d'une bande dessinée. PB010288

               PB010300                                                                               

  Ils viennent de toute la planète pour raviver notre mémoire d'enfant sage, qui espère sa récompense...Tout ici est plaisir, volupté des sens exacerbés par l'abondance des tentations. Tour à tour c'est le défilé de robes sucrées qui enchantent l'âme puis l'expertise d'un Maître japonais aux prises avec la décoration millimétrée d'une bouchée suave ou encore l'attendrissant apprentissage d'un garçonnet coulant son premier moule d'ours en chocolat blanc. On va, on vient, sans but précis autre que celui de musarder entre les rangs de bouchées et de humer sans jamais  s'écoeurer les effluves de cacao amer et sucré.

PB010299

Un moment de bonheur que l'on voudrait prolonger sûrement parce qu'il touche à ce qu'il y a chez l'homme d'intemporel et d'universel. Venue du plus profond des âges et des forêts, la fève brune et amère, sous la main de l'homme, se fait douceur et suavité. Et sous notre palais un conte de fées, des pépites fondantes se laissent couler, un arôme pulpeux se diffuse goutte à goutte et nous dépose anéanti au pied de l'écriteau : SORTIE.

Catel


Posté par CATEL à 11:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

26 octobre 2008

La Lampe de Chevet

Les_histoires_de_la_Lampe_de_Chevet C'est l'histoire d'une association littéraire provinciale et provençale qui devint pour l'amour des mots et surtout de leurs auteurs, Editeur !

     lampe_de_chevet   

   La Lampe de Chevet, puisque c'est ainsi qu'elle se nomme, possède un catalogue qui s'étoffe de mois en mois. Et surtout, veillant à éclairer la nuit des écrivains aussi inconnus que passionnés, La Lampe de Chevet  a créé un concours de nouvelles dont le crû 2008 révèle 15 nouveaux auteurs ! Les heureux lauréats retenus par le comité de lecture ont la chance et le grand bonheur de se voir édités dans le tome 3 du recueil : "Les Histoires de la Lampe de Chevet".

Catel a obtenu le 2ème accessit du concours annuel, qui ne tardera sans doute pas à faire une ombre considérable aux nombreux prix littéraires de l'automne !   

Quoi qu'il en soit et si votre curiosité vous pousse à lire sa nouvelle "N'être", c'est ici qu'il faut cliquer....Merci à tous les futurs lecteurs qui ne regretteront pas leur investissement car la fiction et ses joies d'évasion les rembourseront au centuple....

Catel


Posté par CATEL à 15:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,


25 octobre 2008

anonyme

« Ouvre un livre, c’est lui qui t’ouvrira. »
Proverbe chinois

images


Posté par CATEL à 18:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

21 octobre 2008

La Perfectibilité

"Belle éthique esthétique, mais que guette un bien aride perfectionnisme...?"

commentaire de Clarinesse à propos de la citation de St Exupery du 28 septembre 08

En préambule à cette tentative de réponse, il me semble que pour s'approprier cette pensée (et non pour en débattre philosophiquement) il faut adhérer au postulat de perfectibilité. Ce qui ne va pas de soi au regard du piétinement de l'humanité concernant les violences, les fanatismes et autres réjouissances en tous genres. Mais pour qui, et de nature optimiste, le monde se regarde par l'ensemble de ses progrès, la nature a doté le genre humain d'un atout particulier : la possibilité de s'améliorer. Et c'est en cela qu'il est supposé contribuer à l'amélioration de son environnement.

Rousseau en parla fort bien quand il exposa sa théorie qui situe le perfectionnement comme étant la distinction première entre l'animal et l'homme. Le premier est et restera jusqu'à sa mort semblable à lui-même tandis que le second en constante évolution pourra (car rien n'est assuré, il doit le vouloir) sublimer son être et dépasser ses limites.

Clarinesse a raison, le travail de perfectionnement est certainement très aride d'autant plus que le but parait s'éloigner au fur et à meure qu'on avance. Encore que nous ne devions pas confondre perfectibilité et perfectionnisme ! Mais ce n'est pas la finalité, en tant que telle, que vise le travailleur laborieux, non il n'a ni assez d'orgueil ni assez de présomption pour prétendre atteindre la perfection ! C'est chaque jour, remettant sa tache sur le chantier qu'il s'offre la joie d'y voir les marques de progression. Se perfectionner c'est peut être s'assurer de conquérir et non de guetter un peu de bonheur et de satisfaction. Lesquels n'auraient aucun sens s'ils n'étaient faits pour être partagés.

Catel


Posté par CATEL à 19:34 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

20 octobre 2008

A propos d'immortel

L'illusion d'optique offerte par l'immortalité engendre cependant les plus pures créations mues par le désir de transcender la mort. Qu'adviendrait-il des plus belles pages d'un Cioran, écrites sous l'impulsion d'une fin imminente; Au fond de quel pot de peinture se noieraient les visions d'un Dali; Où reposerait la pierre sublime que Rodin a libéré pour que surgisse un Balzac flamboyant et précisément immortel ? S'il ne s'était agi pour chacun d'eux (et tous les autres) de survivre à soi-même par la trace immuable de son inspiration... Le monde, appauvri de ces célébrations, n'aurait su trouver l'espoir, celui qui réside dans l'inspiration venue d'un ailleurs, qui y retourne aussi malicieusement que mystérieusement saupoudrant de sa magie l'instant présent. Là le doigt de l'éternité s'est peut être exprimé. Cependant, l'artiste n'en devient pas pour autant immortel, sa création en a seule quelque chance, et peut être son nom, auquel il sera associé par souci de rangement et de classification.

De la même manière, sans doute, seuls nos actes résonnent dans l'infini puits du temps et c'est déraison que de prétendre s'y retrouver. Nous avons été à un moment cet immortel quand nous nous sommes unis à l'action. Il serait sage et bon de bien vouloir s'en contenter.

Catel

Balzac


Posté par CATEL à 18:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

L'immortelle

fleur_immortelle

C'est vrai que les immortelles tiennent longtemps.....

Oh ! pas jusque là !

Mais quand même....

Catel


Posté par CATEL à 17:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

14 octobre 2008

Il était une voix

62952_1197390580_2

La voix ne se voit pas mais c'est la voie à suivre pour rencontrer l'Autre. Indicible, elle s'exprime par le son et s'habille de mots  ou de notes musicales, parfois même des deux simultanément. C'est alors que le poème se fait chant et que la prose trouble de lyrisme les bulles du temps. Quand elle se propage, la voix matérialise l'espace qui se fend là où elle passe. Pour autant de paroles diffusées au vent, une multitude d'images se superposent à elles et la voix prend des couleurs et des formes tels une étoffe, un nuage vaporeux, une goutte persistante. On la dit soyeuse, la devine éraillée, rauque et profonde. Elle pénètre notre âme allant de l'invisible à l'impalpable créant une émotion fatalement hypnotique. Une voix qui transcende, émeut les tréfonds, une voix qui fouille l'inconscient et submerge les sensations, une voix comme une caresse ... rend amoureux et dépendant. Les mouvements de l'âme bercés par son rythme et posés sur sa partition...La voix chavire et tout n'est que frissons, émotions.

Catel


Posté par CATEL à 19:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :