L'Ecritoire

Pour l'amour du mot, de la pensée juste et de la syntaxe flamboyante, je trace la lettre dans le mou du temps. La voyelle consonne et l'infini prend forme.

26 octobre 2008

La Lampe de Chevet

Les_histoires_de_la_Lampe_de_Chevet C'est l'histoire d'une association littéraire provinciale et provençale qui devint pour l'amour des mots et surtout de leurs auteurs, Editeur !

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   La Lampe de Chevet, puisque c'est ainsi qu'elle se nomme, possède un catalogue qui s'étoffe de mois en mois. Et surtout, veillant à éclairer la nuit des écrivains aussi inconnus que passionnés, La Lampe de Chevet  a créé un concours de nouvelles dont le crû 2008 révèle 15 nouveaux auteurs ! Les heureux lauréats retenus par le comité de lecture ont la chance et le grand bonheur de se voir édités dans le tome 3 du recueil : "Les Histoires de la Lampe de Chevet".

Catel a obtenu le 2ème accessit du concours annuel, qui ne tardera sans doute pas à faire une ombre considérable aux nombreux prix littéraires de l'automne !   

Quoi qu'il en soit et si votre curiosité vous pousse à lire sa nouvelle "N'être", c'est ici qu'il faut cliquer....Merci à tous les futurs lecteurs qui ne regretteront pas leur investissement car la fiction et ses joies d'évasion les rembourseront au centuple....

Catel


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25 octobre 2008

anonyme

« Ouvre un livre, c’est lui qui t’ouvrira. »
Proverbe chinois

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21 octobre 2008

La Perfectibilité

"Belle éthique esthétique, mais que guette un bien aride perfectionnisme...?"

commentaire de Clarinesse à propos de la citation de St Exupery du 28 septembre 08

En préambule à cette tentative de réponse, il me semble que pour s'approprier cette pensée (et non pour en débattre philosophiquement) il faut adhérer au postulat de perfectibilité. Ce qui ne va pas de soi au regard du piétinement de l'humanité concernant les violences, les fanatismes et autres réjouissances en tous genres. Mais pour qui, et de nature optimiste, le monde se regarde par l'ensemble de ses progrès, la nature a doté le genre humain d'un atout particulier : la possibilité de s'améliorer. Et c'est en cela qu'il est supposé contribuer à l'amélioration de son environnement.

Rousseau en parla fort bien quand il exposa sa théorie qui situe le perfectionnement comme étant la distinction première entre l'animal et l'homme. Le premier est et restera jusqu'à sa mort semblable à lui-même tandis que le second en constante évolution pourra (car rien n'est assuré, il doit le vouloir) sublimer son être et dépasser ses limites.

Clarinesse a raison, le travail de perfectionnement est certainement très aride d'autant plus que le but parait s'éloigner au fur et à meure qu'on avance. Encore que nous ne devions pas confondre perfectibilité et perfectionnisme ! Mais ce n'est pas la finalité, en tant que telle, que vise le travailleur laborieux, non il n'a ni assez d'orgueil ni assez de présomption pour prétendre atteindre la perfection ! C'est chaque jour, remettant sa tache sur le chantier qu'il s'offre la joie d'y voir les marques de progression. Se perfectionner c'est peut être s'assurer de conquérir et non de guetter un peu de bonheur et de satisfaction. Lesquels n'auraient aucun sens s'ils n'étaient faits pour être partagés.

Catel


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20 octobre 2008

A propos d'immortel

L'illusion d'optique offerte par l'immortalité engendre cependant les plus pures créations mues par le désir de transcender la mort. Qu'adviendrait-il des plus belles pages d'un Cioran, écrites sous l'impulsion d'une fin imminente; Au fond de quel pot de peinture se noieraient les visions d'un Dali; Où reposerait la pierre sublime que Rodin a libéré pour que surgisse un Balzac flamboyant et précisément immortel ? S'il ne s'était agi pour chacun d'eux (et tous les autres) de survivre à soi-même par la trace immuable de son inspiration... Le monde, appauvri de ces célébrations, n'aurait su trouver l'espoir, celui qui réside dans l'inspiration venue d'un ailleurs, qui y retourne aussi malicieusement que mystérieusement saupoudrant de sa magie l'instant présent. Là le doigt de l'éternité s'est peut être exprimé. Cependant, l'artiste n'en devient pas pour autant immortel, sa création en a seule quelque chance, et peut être son nom, auquel il sera associé par souci de rangement et de classification.

De la même manière, sans doute, seuls nos actes résonnent dans l'infini puits du temps et c'est déraison que de prétendre s'y retrouver. Nous avons été à un moment cet immortel quand nous nous sommes unis à l'action. Il serait sage et bon de bien vouloir s'en contenter.

Catel

Balzac


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L'immortelle

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C'est vrai que les immortelles tiennent longtemps.....

Oh ! pas jusque là !

Mais quand même....

Catel


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14 octobre 2008

Il était une voix

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La voix ne se voit pas mais c'est la voie à suivre pour rencontrer l'Autre. Indicible, elle s'exprime par le son et s'habille de mots  ou de notes musicales, parfois même des deux simultanément. C'est alors que le poème se fait chant et que la prose trouble de lyrisme les bulles du temps. Quand elle se propage, la voix matérialise l'espace qui se fend là où elle passe. Pour autant de paroles diffusées au vent, une multitude d'images se superposent à elles et la voix prend des couleurs et des formes tels une étoffe, un nuage vaporeux, une goutte persistante. On la dit soyeuse, la devine éraillée, rauque et profonde. Elle pénètre notre âme allant de l'invisible à l'impalpable créant une émotion fatalement hypnotique. Une voix qui transcende, émeut les tréfonds, une voix qui fouille l'inconscient et submerge les sensations, une voix comme une caresse ... rend amoureux et dépendant. Les mouvements de l'âme bercés par son rythme et posés sur sa partition...La voix chavire et tout n'est que frissons, émotions.

Catel


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12 octobre 2008

Adele - Cold Shoulder (New)

"Adele est née en 1988, vit toujours chez sa mère au nord de Londres et a pris l'habitude de s'exposer sur le net avec sa musique. Récemment mise à l'honneur sur des plates-formes de téléchargement et sur des communautés de blogs, elle a signé avec le label XL Recordings pour profiter du buzz qui lui était offert et sortir son premier album. Lancé par le single Chasing Pavements, 19 lui a déjà permis de faire son petit effet à la cérémonie des Brit Awards, qui l'a couronnée dans la catégorie Crictic's choice. Quand Adele nous fait part de sa lassitude et chante Tired elle parvient étrangement à communiquer une véritable joie de vivre que le public avait précédemment entendu chez... Amy Winehouse ! Il est vrai que la chanteuse affiche de nombreux points communs avec l'interprète de Rehab, sans pour autant en incarner une copie conforme. Son style, plus léger, s'approche plus de la pop tranquille que du jazz, mais sa voix un tantinet éraillée affiche une profondeur qui met les frissons dès la première écoute. À 19 ans, Adele ne fait que débuter une carrière qui s'annonce pleine de richesses"...

Adele - Cold Shoulder (New)
Vidéo envoyée par wonderful-life1989

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02 octobre 2008

No comment

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Pour qui n'a jamais pris son élan depuis une côte française pour rejoindre d'un coup d'aile l'autre continent, l'Amérique reste le miroir aux alouettes des premiers conquérants ou bien le rêve inaccessible de l'ordinaire quidam dont l'imagination se brise sur les contreforts d'une indépassable réalité.

Et pourtant rien la bas n'est comme les journaux le disent ou comme les photos le laissent entrevoir. Il y a bien une folie de buildings dont on perçoit le sommet au prix d'une sourde douleur cervicale. Il y a bien aussi des taxis jaunes par milliers qui vus du ciel des immeubles sont pareils à des voitures miniatures et télécommandées. Partout bien fidèlement à ce qu'on en dit, les New Yorkais s'agitent entre deux rendez-vous, dans une main l'incontournable breuvage Starbuck et dans l'autre le téléphone relié à l'inconnu qui fait de même, sac à main ou ordinateur portable sur l'épaule...Malgré ces images d'un Epinal  nord américain, l'âme de New York se glisse dans ce qui ne se capture pas. C'est pourquoi aucun film ni aucune image ne peuvent restituer la totalité d'une atmosphère dont la technique ne restitue que des morceaux.

Saisir l'air de la mégapole n'arrive qu'à celui qui consent à l'oubli des préjugés et nanti de ses seules baskets musarde au rythme du promeneur curieux et attentif. Ainsi il saura que l'East River gronde d'un peuple mixte et tolérant, cultivé et même expérimental faisant des queues interminables pour découvrir le spectacle qu'aucun critique ne viendra jamais voir. Que Greenwich a cessé de vieillir jouant le conservateur d'un quartier qu'on visite comme un musée. Que Wall Street depuis son double veuvage a perdu en même temps que les tours jumelles ses joueurs d'échecs dans les squares et ses cireurs de chaussures installés au bord des trottoirs. L'amoureux de New York ne rechignera pas à pousser son investigation jusqu'au nord d'un Harlem ayant trouvé ses lettres de noblesse, il imitera les goldens boys au chômage ayant le temps, enfin, de prolonger leur jogging dans Central Park. Et puis il filmera sur son portable les écureuils domestiqués galopant comme des lapins qu'ils ne sont pas entre les flâneurs et les bosquets.

Il y a loin de la coupe aseptisée d'un monde idéal en papier glacé aux lèvres charnues et goûteuses d'une ville palpitante remuée de sirènes stridentes et de rumeur montante emplie du vacarme des souffleries et des millions d'individus qui échangent. New York prend le visage à chaque fois différent de celui qui l'aborde avec bienveillance, New York a le parfum que vous portez en descendant de l'avion, New York c'est votre regard et votre perception c'est donc unique et inénarrable.

Catel

                        


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